Lector

4. Respuesta, la frase más larga

Aunque sólo una de las opciones es correcta, las otras dos no están ahí por estar; es decir, no son cifras inventadas.

Después de echar un vistazo a las frases más largas en la literatura, me ha dado la impresión de que el truco está en sustituir los puntos por puntos y comas, principalmente. Sin embargo, al menos en mi humilde opinión, esos puntos se echan en falta en algunas líneas. Se nota que, simplemente, se evitan para conseguir frases larguísimas. Parece que algunos autores disfrutan comprobando la capacidad pulmonar del lector.

He leído, así por encima, algunas frases que están en el ránking de las más largas (sigo hablando de frases, no nos desviemos hacia otros temas) y, aunque con alguna he vuelto un poco hacia atrás para entender lo que estaba leyendo, no he querido ni pensar en lo que sería estar casi al final y tener que volver a empezar a leerla. Teniendo en cuenta que hay una novela que no tiene ni un solo punto, unas cuarenta mil palabras de frase, imagina que te distraes y tienes que ir a la primera página.

Yo no voy a intentarlo; no es el tipo de retos que me atraen ni tengo intención de dejar sin aliento a mis lectores, aunque ya sé que no leen en voz alta.

A. 823

Correcto. Se dice que la frase más larga en la literatura pertenecía a Victor Hugo en Les Miserables. Sin embargo, hoy en día, podría ser la más larga en la literatura francesa, ya que esta cifra ha sido ampliamente superada en la literatura inglesa, polaca y checa. Quién sabe si incluso en más idiomas.

Ochocientas veintitrés palabras en una sola frase, casi nada. Hay relatos con menos palabras y más frases.

Os dejo la frase en versión original, por si no podéis dormir y os apetece contar palabras. Yo no las he contado, así que me fío de lo que me he encontrado en diversas fuentes.

Sans honneur que précaire, sans liberté que provisoire, jusqu’à la découverte du crime ; sans situation qu’instable, comme pour le poète la veille fêté dans tous les salons, applaudi dans tous les théâtres de Londres, chassé le lendemain de tous les garnis sans pouvoir trouver un oreiller où reposer sa tête, tournant la meule comme Samson et disant comme lui : “Les deux sexes mourront chacun de son côté” ; exclus même, hors les jours de grande infortune où le plus grand nombre se rallie autour de la victime, comme les juifs autour de Dreyfus, de la sympathie – parfois de la société – de leurs semblables, auxquels ils donnent le dégoût de voir ce qu’ils sont, dépeint dans un miroir, qui ne les flattant plus, accuse toutes les tares qu’ils n’avaient pas voulu remarquer chez eux-mêmes et qui leur fait comprendre que ce qu’ils appelaient leur amour (et à quoi, en jouant sur le mot, ils avaient, par sens social, annexé tout ce que la poésie, la peinture, la musique, la chevalerie, l’ascétisme, ont pu ajouter à l’amour) découle non d’un idéal de beauté qu’ils ont élu, mais d’une maladie inguérissable ; comme les juifs encore (sauf quelques-uns qui ne veulent fréquenter que ceux de leur race, ont toujours à la bouche les mots rituels et les plaisanteries consacrées) se fuyant les uns les autres, recherchant ceux qui leur sont le plus opposés, qui ne veulent pas d’eux, pardonnant leurs rebuffades, s’enivrant de leurs complaisances ; mais aussi rassemblés à leurs pareils par l’ostracisme qui les frappe, l’opprobre où ils sont tombés, ayant fini par prendre, par une persécution semblable à celle d’Israël, les caractères physiques et moraux d’une race, parfois beaux, souvent affreux, trouvant (malgré toutes les moqueries dont celui qui, plus mêlé, mieux assimilé à la race adverse, est relativement, en apparence, le moins inverti, accable celui qui l’est demeuré davantage), une détente dans la fréquentation de leurs semblables, et même un appui dans leur existence, si bien que, tout en niant qu’ils soient une race (dont le nom est la plus grande injure), ceux qui parviennent à cacher qu’ils en sont, ils les démasquent volontiers, moins pour leur nuire, ce qu’ils ne détestent pas, que pour s’excuser, et allant chercher comme un médecin l’appendicite l’inversion jusque dans l’histoire, ayant plaisir à rappeler que Socrate était l’un d’eux, comme les Israélites disent de Jésus, sans songer qu’il n’y avait pas d’anormaux quand l’homosexualité était la norme, pas d’anti-chrétiens avant le Christ, que l’opprobre seul fait le crime, parce qu’il n’a laissé subsister que ceux qui étaient réfractaires à toute prédication, à tout exemple, à tout châtiment, en vertu d’une disposition innée tellement spéciale qu’elle répugne plus aux autres hommes (encore qu’elle puisse s’accompagner de hautes qualités morales) que de certains vices qui y contredisent comme le vol, la cruauté, la mauvaise foi, mieux compris, donc plus excusés du commun des hommes ; formant une franc-maçonnerie bien plus étendue, plus efficace et moins soupçonnée que celle des loges, car elle repose sur une identité de goûts, de besoins, d’habitudes, de dangers, d’apprentissage, de savoir, de trafic, de glossaire, et dans laquelle les membres mêmes, qui souhaitent de ne pas se connaître, aussitôt se reconnaissent à des signes naturels ou de convention, involontaires ou voulus, qui signalent un de ses semblables au mendiant dans le grand seigneur à qui il ferme la portière de sa voiture, au père dans le fiancé de sa fille, à celui qui avait voulu se guérir, se confesser, qui avait à se défendre, dans le médecin, dans le prêtre, dans l’avocat qu’il est allé trouver; tous obligés à protéger leur secret, mais ayant leur part d’un secret des autres que le reste de l’humanité ne soupçonne pas et qui fait qu’à eux les romans d’aventure les plus invraisemblables semblent vrais, car dans cette vie romanesque, anachronique, l’ambassadeur est ami du forçat : le prince, avec une certaine liberté d’allures que donne l’éducation aristocratique et qu’un petit bourgeois tremblant n’aurait pas en sortant de chez la duchesse, s’en va conférer avec l’apache ; partie réprouvée de la collectivité humaine, mais partie importante, soupçonnée là où elle n’est pas, étalée, insolente, impunie là où elle n’est pas devinée; comptant des adhérents partout, dans le peuple, dans l’armée, dans le temple, au bagne, sur le trône; vivant enfin, du moins un grand nombre, dans l’intimité caressante et dangereuse avec les hommes de l’autre race, les provoquant, jouant avec eux à parler de son vice comme s’il n’était pas sien, jeu qui est rendu facile par l’aveuglement ou la fausseté des autres, jeu qui peut se prolonger des années jusqu’au jour du scandale où ces dompteurs sont dévorés ; jusque-là obligés de cacher leur vie, de détourner leurs regards d’où ils voudraient se fixer, de les fixer sur ce dont ils voudraient se détourner, de changer le genre de bien des adjectifs dans leur vocabulaire, contrainte sociale, légère auprès de la contrainte intérieure que leur vice, ou ce qu’on nomme improprement ainsi, leur impose non plus à l’égard des autres mais d’eux-mêmes, et de façon qu’à eux-mêmes il ne leur paraisse pas un vice.

B. 4.391

Este número corresponde al número de palabras de otra larga frase, esta vez en Ulisses, de James Joyce. Treinta y seis páginas del soliloquio de Molly Bloom. Es mucho monólogo interior, incluso para un personaje de ficción.

C. 13.955

Jonathan Coe escribió unafrase de 33 páginas para el final de su libro The Rotte’rs Club.

Image by meneya from Pixabay

En 1983, William Faulkner vio su nombre en el libro de los Records Guinnes por haber escrito la frase más larga hasta ese momento. La puedes encontrar a mitad de su libro Absalom, Absalom!

Como has visto, esa cifra ha sido ampliamente superada. Hoy en día, puedes encontrar libros enteros de una sola frase. Desde los años 60, escritores polacos y checos, han conseguido escribir libros con una única frase. El escritor francés Mathias Énard escribió una novela de 517 páginas sin puntos, pero partida en 23 capítulos para relajar la vista del lector y su respiración.

Como lector, ¿te atreves a leer estos libros? ¿crees que da valor a la novela o que es, simplemente, un experimento del escritor?

Como escritor, ¿te gusta escribir frases largas o te adaptas a la historia y a los personajes?

Image above by arielrobin from Pixabay

4 comentarios en “4. Respuesta, la frase más larga”

  1. Creo que hemos hablado de esto, y me parece una restregada de los autores, en plan “mira mamá, sin puntos”.
    Lo que debe molar, es que lo hagan en aleman o uno de esos idiomas en los que el verbo se pone al final en ciertos casos, y hasta que no terminas la frase, no sabes de qué habla.
    Soy más del estilo Palahniuk; frases cortas, claras, concisas y directas.

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    1. Prefiero las frases cortas pero a veces me gusta descifrar parrafos largos. Me fascina Azorin con sus oraciones brevisimas pero tambien Ciceron con sus ideas interminables. Depende el dia. Gracias! Ignoraba lo del idioma aleman. Si, ha de ser complicado. Tampoco conocia a Palahniuk, gracias por mencionarlo, lo voy a googlear.

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